Une table de routage est une liste d’entrées qui indique à un routeur (ou à un hôte) vers où envoyer les paquets réseau en fonction de leur adresse IP de destination. C’est la “carte routière” de tout trafic réseau.
Structure d’une entrée de routage
Champ
Description
Exemple
Destination
Plage CIDR cible
10.0.0.0/8, 192.168.1.0/24, 0.0.0.0/0
Next Hop
Prochain équipement ou interface
192.168.1.1, igw-xxx, nat-xxx, local
Métrique
Coût de la route (plus bas = prioritaire)
100, 200
Interface
Interface réseau de sortie
eth0, ens3
Règle de priorité : le préfixe le plus spécifique gagne
Quand plusieurs routes correspondent à une même destination, la route avec le masque le plus long (le plus spécifique) est sélectionnée :
Paquet destination : 10.0.1.5
Route A : 0.0.0.0/0 → next hop X (route par défaut, /0 = 0 bits)
Route B : 10.0.0.0/8 → next hop Y (moins spécifique, /8 = 8 bits)
Route C : 10.0.1.0/24 → next hop Z ✅ (plus spécifique, /24 = 24 bits → SÉLECTIONNÉE)
Routes statiques vs dynamiques
Type
Description
Avantages
Inconvénients
Statique
Configurée manuellement par l’admin
Simple, prévisible, sécurisée
Ne s’adapte pas aux pannes, peu scalable
Dynamique
Apprise via un protocole (BGP, OSPF, RIP)
S’adapte aux changements de topologie, scalable
Plus complexe à configurer et déboguer
Protocoles de routage dynamique courants
Protocole
Type
Usage
BGP (Border Gateway Protocol)
Externe (entre AS)
Routage Internet, AWS Direct Connect, VPN BGP
OSPF (Open Shortest Path First)
Interne (intra-AS)
Réseaux d’entreprise, datacenters
RIP (Routing Information Protocol)
Interne (intra-AS)
Legacy, petits réseaux
Tables de routage dans un VPC AWS
Dans AWS, chaque subnet est associé à une table de routage. La route local (trafic interne au VPC) est automatique et non modifiable.